Festival 1,2,3 Contez ! 

Festival du conte chez les habitant.e.s 

Du 15 au 17 Mars dans la Métropole rouennaise 

 

 

 

Conteur.se.s programmé.e.s 


Michel Corrignan (Baden)
Jorus Mabiala (Pointe-Noire - Marseille) 
Louis Koldo Amestoy (Pays Basque)
Laurence Mouton (Dieppe) 
Tony Laloyer (Dieppe) 
Marianne Sytchkov (Rouen) 

 

 

Au programme 

 

Au programme : 
// jeudi 8 Mars //
Soirée de lancement Festival 1,2,3 Contez ! avec tirage au sort des conteur.se.s - Labo Victor Hugo - Participation libre en conscience et moyens. 

// 12 au 14 Mars //
Stage de Conte à Rouen - animé par Michel Corrignan 
"Conter pour les petites oreilles" - 90 euros 

// Mercredi 14 Mars //
17h - 18h30 : Ouverture du festival - Centre de Vie Sociale Grammont - 74 rue Jules Adeline Rouen - Présentation des travaux réalisés par les participant.e.s au stage - Participation libre en conscience et moyens. 

// Jeudi 15 Mars //
19h - 21h - Conteur.se.s dans les maisons 
- Chez Wilfride et Pierre Julien - 4 Chemins des randonneurs, Le Houlme
- Chez Sabrina Lorenzini et Sébastien Duval - 79 rue des marronniers 76800 Saint Etienne du Rouvray
- Chez Monik Haguelon - 237 rue Pierre Corneille, Sotteville
- Chez Claire Demay - 141 route de Darnétal, 76000 Rouen - *COMPLET* 
- Centre de Vie Sociale Grammont - 74 rue Jules Adeline 76100 Rouen 

// Vendredi 16 Mars //
19h - 21 - Conteur.se.s dans les maisons 
- Chez Clémentine Criton et David Guévil - 127 allée des Noisetiers, BOOS
- Chez Mathieu et Isabelle DONY - 14 B route du 8 mai 1945, Quevillon
- Chez Ludovic Guerould - 45 rue du Trianon, Sotteville *COMPLET*
- Chez Amelie Decolnet et Augustin Roulleaux - 25 rue de renards, Rouen
- Chez Marie Pierre Naudot - 64 rue des frères Canton, résidence Laure Diebold, Sotteville
- Chez Caroline Puech et Clément Bernard 24 rue Paul Vaillant couturier, Sotteville-les-Rouen 
- Centre de Vie Sociale Grammont - 74 rue Jules Adeline 76100 Rouen 

Le tarif pour les soirées chez l'habitant.e est à 5 euros par personne et 10 euros par famille. Invitations solidaires possibles. 
Chaque personne venant chez l'habitant.e apporte un plat à partager toutes et tous ensemble pour le dîner après le moment conté. 

// Samedi 17 Mars //
15h30 - 16h30 Spectacle à la Bibliothèque Simone de Beauvoir - 42 rue Henri II-Plantagenêt - 76100 Rouen - Gratuit 
20h - 22h30 - Bouillon de Conteur.se.s - Clôture du festival - Centre de Vie Sociale Grammont - 74 rue Jules Adeline 76100 Rouen -
Participation libre en conscience et moyens - Restauration sur place 


Informations et réservations au 07.69.13.20.29
ou par mail à l'adresse youle.production@gmail.com 


Avec le soutien de la ville de Rouen et du Commissariat Général à l'Egalité des Territoires.

Démarche artistique, engagements et valeurs défendues à travers l'édition 2018

Il était une fois !
Le festival du conte chez l’habitant.e, par l’habitant.e et pour l’habitant.e est un événement autour des arts de la parole et du langage organisé par la Youle Compagnie.
Cette fête de la parole est avant tout un rendez-vous autour de cette vieille littérature qu’est l’art du conte.
Comme à ses origines le conte a pour vertu de rassembler et de faire voyager l’auditoire par la parole et chacun.e se retrouve dans l’inattendu de son imaginaire.
Si l’année passée, il était urgent de poser un acte artistique pour dire que nous ne cautionnons pas de vivre dans la peur et dans l’angoisse.
Non !
Poser un acte de résistance, à notre façon, avec les moyens qui sont les nôtres. Politique de chacun.e dans son coin, parce qu’il y a des hommes, des femmes qui sèment la terreur au nom des certaines valeurs qu’ils veulent nous imposer.
Non !
Cette année il est plus qu’urgent de pérenniser et de confirmer notre engagement dans la lutte contre la bêtise et la xénophobie.
Nous sommes de ceux.lles qui pensent que : nous serons plus fort.e.s ensemble.
Ensemble avec l’autre.
L’autre qui est en nous, l’autre à qui nous donne une chance, une place, l’autre qu’on ne connaît pas et alors ?
Notre festival est créé pour lutter contre toutes ces pensées séparatistes.
C’est un besoin urgent dans le vivre-ensemble, d’accueillir l’autre qui vient chez nous.
Et les contes ont une façon à eux de le raconter, s’ouvrir à écouter un conte c’est accepter d’inviter l’étranger.ère et le merveilleux chez soi.
Alors donnons rendez-vous avec notre étranger.ère, avec notre imaginaire qui s’ouvre au voyage. Une petite parenthèse annuelle pour prouver notre humanité.
Un temps de dire stop, je t’invite chez moi et viens tel.le que tu es.
Je viens par ces mots poser ici un renouvellement envers cette voix : le partage, le rêve, qui est le sens même de la vie.
Un peuple qui ne rêve pas, est un peuple mort, à qui il ne reste que le « renoncement ».
Nous ne sommes pas de ceux.elles qui renoncent.
Nous sommes des bâtisseurs.ses de rêves, de nos rêves, et notre demain a un nom :
L’autre ! La parole ! Les récits, Les contes ! Le monde !
Nous sommes des faiseurs.ses de mots magiques, de mots doux pour apaiser l’excité et de mots tendres pour calmer les angoisses et les traquas du quotidien.
Nous allons donc pousser de nouvelles portes, pour renouveler notre volonté d’aller plus loin et d’élargir notre cercle d’ami.e.s.
Avec cette vielle littérature qui n’a pas besoin de mille fioritures pour exister.
« L’acte d’exister appartient aux volontaires, volontaire à la condition d’Homme »
Mais il faut forcer les choses à exister, pour en récolter, la plus belle des récoltes : la reconnaissance.
Qui n’attendait pas avec impatience qu’on lui lise un conte pour se laisser bercer dans les bras de Morphée.
Ou qui n’aime pas écouter, se raconter des vacances d’un.e ami.e et avoir la sensation de faire le voyager avec lui.elle rien qu’à travers ses récits.
Qui ne voudrait pas faire cette expérience des grandes veillées des moissons ou des récoltes du blé, du maïs, ces grandes fêtes interminables que racontent les ancien.nes.
Elles appartiennent maintenant au passé.
Créons nos légendes pour que notre aujourd’hui soit raconté demain.
Il était une fois… c’est à nous d’écrire la suite.
« L’art du conteur.se est de nommer les choses difficiles, taboues, graves, gênantes ou la douleur ressentie avec des mots simples pour en tirer une morale. »
Il en est de même pour des situations qu’on n’aime pas aborder ou pour lesquelles on ne trouve simplement pas les mots pour se faire comprendre.
Le conteur.se lui met en scène parfois des personnages fictifs ou animaliers afin de te parler et te toucher.
Il faut créer un moment unique à nous, pour nous, avec l’autre ; aujourd’hui pour que notre passé trouve un sens.
Faisons donc exister le conte pour nous faire exister nous aussi.
C’est en cela que notre combat trouvera un sens et aura une portée plus large.
N’est-ce pas, que c’est particule après petite particule que les termites finissent par construire leurs plus grandes œuvres. Il faut du temps et de la patience pour réaliser une oeuvre. Trouvons le temps pour construire notre édifice…
Et si à côté du termite, nous utilisons la capacité d’adaptation du caméléon, nous n’aurons pas de difficulté à organiser notre nouvel événement.
Que le conte soit !

Ulrich N'toyo – Directeur artistique du festival

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