Edito - septembre 2019

Si j’ai un conseil à vous donner, je vous dirais :
Ouvrez votre cœur !
Et surtout : Allez à l’école du caméléon ! C’est un très grand
professeur. Si vous l’observez, vous verrez.
Qu’est-ce que le caméléon ?
D’abord quand il prend une direction, il ne détourne jamais sa tête. Donc, ayez un objectif précis dans votre vie, et que rien ne vous détourne de cet objectif.
Et que fait le caméléon ? Il ne tourne pas la tête, mais c’est son œil qu’il tourne. Le jour où vous verrez un caméléon, regardez, vous verrez c’est son œil qu’il tourne. Il regarde en haut, il regarde en bas. Cela veut dire : Informez-vous !
Ne croyez pas que vous êtes le seul être existant de la terre, il y a toute l’ambiance autour de vous !
Quand il arrive dans un endroit, le caméléon prend la couleur du lieu. Ce n’est pas de l’hypocrisie ; c’est d’abord la tolérance, et puis le savoir-vivre.
C’est avec cette parole de sagesse d’Amadou Hampâté Bâ que je lance cette nouvelle saison.
Nous sommes une compagnie installée depuis septembre 2018 au cœur du quartier Grammont.
En tant que nouveaux.elles dans le quartier, il faut trouver notre place, tout en respectant ce qui existe déjà. Il nous faut susciter l’envie en donnant à voir, à entendre et à échanger.
Ça a été les tâtonnements de cette première année.

Nos formes artistiques sont inspirées de cette expérience.
Etre ensemble, vivre ensemble entre rêve et incertitude, sont des questions qui viennent interroger notre théâtre et tous les projets que nous menons.
Je suis conscient que le travail sur un territoire se fait dans la durée et par petit bout. Nous voici donc au terme d’une première saison. Même si nos actions avant l’installation nous avaient déjà précédées, il reste pourtant un vaste chantier pour créer un pont entre nous et les habitant.e.s.
Mais la Youle reste un vrai caméléon qui a une grande capacité d’adaptation.
Pour cette nouvelle saison j’ouvre les portes de la fabrique de notre théâtre avec des écritures qui sont nourries de nos échanges, de nos rencontres, de notre questionnement.
Les portes de la fabrique resteront ouvertes et le.a passant.e a sa place et chaque parole sera mise à contribution.
Car la matière première que sont les mots nous font signe et nous demandent du travail à n’importe quel prix.

Ulrich N’toyo

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