Écriture et mise en scène - Ulrich N’Toyo

Collaboratrice chorégraphique - Florence Caillon

Assistante de mise en scène - Anne-Sarah Faget

Création costume - en cours

Création lumière - en cours

Avec - Adeline Maisonneuve - Sophie Lephay - Lucie Monziès

 

Administrateur : Kévin-Emeric Théry -

07.69.13.20.29 - youle.production@gmail.com

 

co-production et accueil en résidence

Théâtre de l’Arsenal de Val-de-Reuil - scène conventionnée d’intérêt national « art et création pour la danse ».

Ville de Grand Quevilly en partenariat avec l'Expansion Artistique

avec le soutien

Ville de Rouen - Ville de Saint Pierre-les-Elbeuf : Espace Culturel Philippe Torreton - Centre André Malraux Rouen - Centre socio-culturel Simone Veil : Rouen - Espace Culturel François Mitterrand : Canteleu - Rn'Bi - Bibliothèque Simone de Beauvoir : Rouen - HF Normandie - Festival Mantsina-sur-Seine : Brazzaville

Note d'intention de mise en scène : 

Un monde qui voit ses acquis, évoluer, avancer, changer. Notre monde est en parfaite mutation et les questions comme l’égalité femmes / hommes ne devraient plus être sur la table des débats. Et pourtant nous en sommes encore là, à débattre, à essayer de trouver des compromis, au lieu de dépasser cette vision du monde complètement obsolète, forgée par plusieurs siècles de machisme masculin. On continue de débattre, encore et encore... Pourtant la femme a toujours prouvé que dans tous les secteurs, en plus d'être celle qui porte la vie, elle était égale à l'homme. On fait comme si notre avancée au rythme de l'escargot devait être applaudie et proclamée au grand jour. On n’a jamais voté des lois pour définir la place qui revenait à l’homme. Pourquoi le faire pour la femme ?

 

J’étais plongé pendant un temps au milieu des secrets de ces femmes qui ont voulu partager avec moi leur vie, leurs joies, leurs visions, et leurs douleurs et plus

encore. Je ne me fais pas porte-parole des femmes, non, elles sont mieux placées que moi pour raconter leur histoire et leurs visions de la vie et de demain. Mais le conteur que je suis, vient vous raconter une histoire, une histoire collectée au milieu d’un petit groupe qui ne représentait pas toutes. Des rêves d’un petit groupe qui ne représente aucunement toutes. La seule place que j’ai pour raconter ces histoires c’est la place du théâtre. Il n’y a qu’au théâtre qu’on peut être un et multiple, le lieu où on vient poser des questions sans attendre les réponses. Je viens donner à échanger, à débattre sans prétention, sans révolutionner la pensée. Je viens ouvrir une autre porte car les plus belles histoires sont à raconter par des portes qu’on se permet d’ouvrir afin que la pensée évolue.

 

Sur la scène, je partage des histoires croisées des trois femmes qui se retrouvent dans un espace hors du temps, qui ne dit pas son nom. Elles ont en commun, de vouloir changer leur quotidien. Mais, elles doivent passer par des épreuves pour trouver leur moi.

Ce spectacle est un rite initiatique, une vraie quête du moi de ces femmes perdues dans les méandres de leur quotidien. J’invoque Dionysos, le Lemba ce théâtre qui révèle la vraie nature des choses et des êtres. Je propose par le biais de ce spectacle un théâtre rituel où le corps est complètement au service du dire. Je raconte des histoires qui doivent être écoutées par un large public. Je viens ici vous parler d’une rencontre, la rencontre d’un groupe de femmes et d’un artiste. La rencontre de récits de vie entre un petit groupe de femmes avec l’homme que je suis. Et aussi ce questionnement lancinant : Que pense la part de féminité qui est en moi ? Qu’est ce qui raisonne en elle ? Alors je suis allé à son écoute et j’ai accouché d’un texte auquel il faut donner la vie. La vie dans ces mots ne peut venir que si je me rends disponible, à l’écoute, à l’écoute de ces trois corps, à l’écoute de l’espace, à l’écoute du silence et faire confiance à l’imaginaire. Je convoque trois femmes sur le plateau qui n’ont pas pied dans la vie comme dans l’eau. Elles n’ont pas encore la tête sous l’eau. Elles ont peur de se noyer, alors elles se battent pour rester en vie. Ma mise en scène va accompagner ces femmes dans leurs récits et dans leurs métamorphoses dans la simplicité la plus totale. C’est vers cette direction que mon écriture scénique va, à la rencontre des maux de ces femmes, du rapport à leur corps et à l’espace. C’est un combat permanent entre l’instinct de survie, et l’envie de partager son histoire. Tout tient sur un fil, un seul élément au centre de la scène qui provoque la catharsis de ces femmes. Les mouvements se répètent et conduisent à l’épuisement. La transe est au cœur de cette forme théâtrale. C’est la fête de la parole, du corps, en harmonie avec l’espace scénique. Une vraie rencontre entre le théâtre d’acteur et le cirque aérien, un travail collaboratif avec les violences auxquelles elles sont assujetties. Dans cette période trouble où plusieurs mouvements se créent pour rééquilibrer la courbe de l’histoire et réparer les erreurs du passé. Qui-suis-je, moi, homme, artiste, Congolais d’origine de surcroît à prendre la parole dans cet espace

réservé à la femme ?

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